
Il y a quatre ans, Mathieu van der Poel a vécu l’un des moments les plus émouvants de l’histoire moderne du cyclisme. Après avoir remporté une inoubliable victoire d’étape au Tour de France, il a pointé le doigt vers le ciel, les larmes aux yeux, en hommage à son défunt grand-père, Raymond Poulidor, affectueusement surnommé « Poupou ». Aujourd’hui, Van der Poel a retrouvé cette même ligne d’arrivée, et une fois de plus, aucun cœur n’a été épargné.
Le retour du champion néerlandais sur ce morceau de bitume sacré n’était pas une question de victoires ou de maillots, mais de connexion, de souvenirs et d’amour, celui qui transcende le sport. Portant fièrement son maillot jaune, Van der Poel se tenait là où il s’était effondré en larmes, submergé par l’émotion, et se murmurait : « Je l’ai fait pour toi, Papi. »
Raymond Poulidor, légende française adorée pour son humilité et sa persévérance, n’a jamais porté le maillot jaune durant sa longue et illustre carrière sur le Tour. En 2021, son petit-fils a changé la donne en s’emparant du maillot jaune et en le dédiant à l’homme qui l’a inspiré à rouler.
« Je m’en souviens comme si c’était hier », a déclaré Van der Poel lors d’un moment de silence sur le site. « Cette victoire signifiait tout. Ce n’était pas seulement pour moi, c’était pour toute la famille. Je voulais faire ce qu’il n’a jamais pu faire – et à ce moment-là, je l’ai senti à mes côtés. »
Ce retour n’était pas un simple geste symbolique. La forme de Van der Poel sur le Tour 2025 a été fulgurante. Avec une nouvelle victoire d’étape à son actif et le maillot jaune à nouveau sur ses épaules, son lien avec l’héritage de Poulidor est plus fort que jamais.
Les habitants se sont rassemblés le long du parcours, brandissant de vieilles photos de Poulidor et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Pour Papi ». Un vieux supporter a même tendu un bouquet de fleurs sauvages à Van der Poel en murmurant : « Il serait si fier. »
Quand on lui a demandé comment il avait réussi à contenir ses émotions lors d’un retour aussi significatif, Van der Poel a simplement souri :
« Je n’y suis pas parvenu. J’ai encore pleuré aujourd’hui. Et ce n’est pas grave. Ce sport, ce n’est pas qu’une question de jambes, c’est une question de cœur. »
Au final, aucun cœur n’a été épargné. Alors que le soleil disparaissait derrière les collines françaises, Van der Poel a de nouveau levé les yeux vers le ciel, la main sur la poitrine. « Je roule toujours pour toi », a-t-il murmuré.
Poulidor n’a jamais porté de jaune, mais grâce à son petit-fils, cet héritage brille plus fort que jamais.








